Avoir une personnalité dépendante ou comment s’agripper à la première personne qui passe !

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Vous ne supportez pas la solitude ? Vous êtes terrifié à l’idée de perdre la personne qui partage votre vie, même si elle ne vous satisfait plus ? Vous préférez être mal accompagné plutôt que seul ? Ca sent la dépendance affective à plein nez ! Vous avez une personnalité dépendante qui vous pousse à exiger de l’autre ce que vous n’êtes pas capable de faire tout seul : vous aimer et vous reconnaître, prendre soin de vous, bref être heureux par vous-même. 

Le grand paradoxe de la dépendance affective, c’est que vous dépendez de ce que vous ne réussissez pas, ou peu, à obtenir, puisque vous restez avec quelqu’un qui vous fait souffrir. Mais après quoi courez-vous ? L’affection, la reconnaissance et, parfois, la protection. Celles que vos parents ont été bien incapables de vous prodiguer, bloquant ainsi le développement de votre croissance affective. Ce n’est donc pas l’adulte qui réagit mais votre enfant intérieur meurtri, chaque fois que quelqu’un ou quelque chose touche vos blessures de petit garçon ou de petite fille. Résultat : vous avez une piètre opinion de vous-même, puisque  vos propres parents ont été incapables de vous aimer. Vous en avez tiré la conclusion que vous n’êtes pas aimable. Ce qu’ils ont vraisemblablement cru eux-mêmes dans leur enfance. Pas facile de donner ce que l’on n’a pas reçu…

Vous voilà donc avec une personnalité dépendante, attaché à une autre personnalité dépendante. Parce que les dépendants s’attirent ! Vous avez besoin de vous appuyer sur quelqu’un qui s’appuie sur vous, nourrissant ainsi réciproquement votre névrose. Attention, une névrose est tout simplement un trouble du comportement, ce qui ne fait pas de vous, systématiquement, un candidat pour l’hôpital psychiatrique ! Le plus troublant, c’est que dans un couple que la dépendance lie, ce que je nomme un « attachement névrotique », il y en a un qui donne tout et l’autre qui prend tout. Le premier, le Desperado, prêt à tout pour un peu d’affection et de reconnaissance, envahit celui qui prend tout, le Trou noir affectif, et donne peu en retour. Ce deuxième s’étant coupé de ses émotions afin de ne pas s’attacher, car il a associé « sentiments » avec « souffrances ». Alors il passe son temps à se préserver de l’autre, le considérant comme un virus qui pourrait attaquer sa liberté et sa stabilité émotionnelle. Et plus il est froid avec notre Desperado, plus notre Desperado lui court après, terrifié par l’insécurité et la peur de voir l’autre s’éloigner. Et si jamais, épuisé de courir après un courant d’air, dans cette samba des névrosés, il se retire, c’est le Trou noir affectif qui se met à ses trousses et devient Desperado.

C’est une relation de drogué à dealer avec une alternance possible des rôles. Cette co-dépendance n’est pas de tout repos, quand votre estime et votre confiance ont été si démolies que vous pensez que vous ne valez rien, alors vous choisissez un moins que rien que vous allez aider, afin de vous valoriser. Attention : vous coulerez avec lui au lieu de le sauver. Vous ne pouvez sauver personne… que vous-même ! Et c’est ce que je vous conseille de faire !

Choisissez un coach en lequel vous aurez confiance pour vous guider dans la reconstruction de votre personnalité, afin de reconquérir votre autonomie et votre liberté. Vous connaîtrez le bonheur Seul, puis à Deux !

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